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Sports
Un Patrick Vernay ambitieux sur le circuit
calédonien
Arrivé la semaine dernière à Nouméa, Patrick
Vernay n'effectue pas qu'une visite de courtoisie. Le sprint de
Ouano, dimanche prochain, lui servira d'entraînement pour le
triathlon international Nouméa - Caisse d'Epargne, le 27 avril.
A peine arrivé, il arbore déjà les coups de soleil du
métropolitain fraîchement débarqué sur le Caillou. Pourtant,
l'ancien champion de France de longue distance n'est pas venu faire
du tourisme. Son séjour de deux mois ne s'annonce pas de tout repos.
Dès dimanche, il prendra pour la première fois le départ du
sprint de Ouano, à La Foa. « Ce sera un entraînement avant les
compétitions à venir, dont le triathlon international de Nouméa »,
annonce le triahtlète, arrivé troisième de cette compétition l'an
dernier. Pour 2003, Patrick Vernay, 29 ans, affiche des
objectifs ambitieux. Après sa 11e place aux championnats du monde
longue distance de Nice, en 2002, le Calédonien compte bien se
surpasser à Ibiza, le 11 mai prochain.
Cap sur les Mondiaux
d'Ibiza
Une date clé pour le sociétaire de Beauvais
puisqu'elle déterminera les choix de carrière de ce dernier : son
retour ou non en Nouvelle-Calédonie l'an prochain (lire encadré), et
sa participation aux Jeux du Pacifique de Suva, en juillet. « Il
se pose un problème de concordance de dates entre les Jeux de Fidji,
qui débutent fin juin et le championnat de France longue distance »,
explique Patrick Vernay. « Si je décroche une médaille à Ibiza, je
n'aurai aucun intérêt à faire le championnat de France, et je
participerai aux Jeux de Suva. Par contre, si je n'obtiens rien au
Mondial, je vais devoir privilégier les France », poursuit-il.
Une bonne forme
Le triathlète, qui s'estime en bonne
forme, ne devrait pas connaître de difficultés majeures face aux
meilleurs Calédoniens, dans les semaines à venir. « Ils ont un
très bon niveau, notamment Olivier Bargibant. Mais j'ai la chance
d'être confronté aux meilleurs mondiaux toute l'année. A moins d'un
souci mécanique, je ne devrais pas être en difficulté dimanche, ni
lors du triathlon international », estime Patrick Vernay, qui admet
pourtant une petite faiblesse en natation. « Sur cette discipline,
Olivier ne devrait pas être loin derrière moi. Il faudra que je me
démarque à vélo. » Le champion met toutes les chances de son
côté. Avec quatre à six heures d'entraînement par jour, il bénéficie
d'un gros avantage sur ses concurrents. « La plupart d'entre eux
travaillent. Je dispose de plus de temps », admet-il. « Ce sera
également l'occasion de perdre mes deux kilos en trop... »,
conclut-il, avec le sourire.
Un éventuel retour en 2004 Patrick Vernay envisage de poser ses bagages sur sa terre natale
l'an prochain. A moins que son résultat au championnat du monde
d'Ibiza lui permette de prolonger de cinq ans sa carrière de haut
niveau. Patrick Vernay a le mal du pays. La famille, les
copains, la plage... Autant de bonnes raisons qui pourraient le
ramener vers son pays d'origine, et ce, dès l'année prochaine. « Je
suis très attaché à la Nouvelle-Calédonie, j'y reviens chaque année.
A presque 30 ans, je n'ai pas de situation professionnelle stable.
Je souhaite y remédier, d'autant que je ne suis pas à l'abri d'une
blessure », admet l'ancien champion de France longue distance.
« Enseigner sur le Caillou »
« Mon parcours en
Métropole m'a permis d'acquérir une excellente expérience au niveau
sportif. J'aimerais en faire profiter les Calédoniens. Avec ma
licence de professeur d'éducation physique, je pourrais d'ailleurs
enseigner sur le Territoire. » Mais son retour en 2004 reste
encore hypothétique. « Ma décision dépendra de ma performance à
Ibiza. Si je grimpe sur le podium, de nombreuses portes s'ouvriront
à moi, notamment une convention d'insertion professionnelle, pour
travailler dans la fonction publique. Cela me laisserait le temps de
me consacrer au triathlon. Dans ce cas, je pense poursuivre ma
carrière de sportif de haut niveau pendant cinq années
supplémentaires », précise t-il. Dans un an ou dans cinq ans, le
sportif devrait quoi qu'il en soit effectuer son grand retour en
Nouvelle-Calédonie, accompagné de sa petite amie. « Même si c'est
dur de quitter sa famille, elle est prête à venir s'installer ici.
» Apparemment, le soleil n'y serait pas pour rien...
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