Sports / Triathlon

NOUMÉA-CAISSE D'ÉPARGNE Patrick
Vernay s’impose enfin à Nouméa
Patrick Vernay a remporté sa première victoire
à Nouméa, hier. Il a pris ainsi sa revanche sur le Néo-Zélandais
Craig Watson, qui l’avait devancé l’an dernier. Près de 150
concurrents ont pris le départ de cette 18e édition du triathlon
Nouméa-Caisse d’Epargne, à l’Anse-Vata.
Il la convoitait depuis onze ans. Hier, Patrick Vernay a remporté
son premier triathlon international Nouméa-Caisse d’Epargne.
C’est avec un large sourire que le Calédonien a franchi la ligne
d’arrivée, ovationné par les spectateurs, après 1 heure 53 min 54
sec d’efforts. Après une embrassade avec son père, Guy Vernay, il a
confié son émotion.« Cette première place me tenait à cœur, je suis
très content. Je remercie le public qui m’a encouragé à chacun de
mes passages, j’en ai eu des frissons. » Troisième l’an dernier
derrière Craig Watson, le sociétaire de Beauvais a donc réussi à
prendre sa revanche sur le Néo-Zélandais. Sorti de l’eau peu
après son concurrent principal, Patrick Vernay a immédiatement
creusé l’écart à vélo, bouclant son premier tour 40 secondes devant
Watson. Le Calédonien a continué sur sa lancée. Très en forme,
il a entamé le parcours de course à pied avec 1 min 30 sec d’avance.
« Je savais que Watson est un coureur redoutable. Il fallait
absolument que je donne le maximum à vélo. Il a commencé fort à
pied, mais il a vu que je gérais bien ma course. Il s’est relâché
pour assurer sa deuxième place », a-t-il expliqué.
« Vernay trop fort à vélo »
Le
Néo-Zélandais a confirmé cette analyse. « Patrick a été vraiment
très fort en cyclisme. Il a roulé beaucoup plus vite que l’an
dernier. C’était impossible de revenir sur un écart d’une minute 30
secondes », a admis Craig Watson, dans un très bon français. « Le
vent m’a posé quelques problèmes à vélo, mais je m’attendais à pire.
Physiquement, je me suis senti bien, et j’ai gardé un rythme
régulier sur l’ensemble de la course. Je suis satisfait et j’espère
revenir l’an prochain », a-t-il conclu avec bonne humeur. David
Esposito avait toutes les raisons d’afficher lui aussi un franc
sourire, hier. Papa pour la seconde fois depuis quelques jours, il
s’est également retrouvé sur la première marche du podium des
triathlètes locaux. Mené sur toute la course par Olivier Bargibant,
il a profité d’une faiblesse de celui-ci sur le dernier tour de
course à pied pour le dépasser. Il a franchi la ligne d’arrivée en 2
heures 6 min 1 sec, devant Olivier Bargibant et Thierry Lecourieux.
Cave loin devant
Les
prestations féminines n’ont rien eu à envier à la beauté du
spectacle offert par les hommes. L’exploit de la Britannique Leanda
Cave, qui a fait cavalier seul du début à la fin de l’épreuve, a été
largement applaudi. La championne du monde en titre a terminé en
2 heures 5 min 35 sec, devant la lauréate 2001 Melissa Ashton, venue
d’Australie, et la Néo-Zélandaise Evelyn Williamson. « C’est une
surprise. J’ai été malade ces deux dernières semaines, et je n’ai
pas trop forcé à l’entraînement. Cela m’a été bénéfique », a confié
Leanda Cave. « J’ai trouvé la partie à vélo un peu difficile à cause
des côtes et du vent au début, mais je me suis sentie de plus en
plus forte. Je suis satisfaite de ma performance. » Coup de
chapeau également à Bénédicte Meunier, qui s’est imposée devant
Isabelle Boyer-Moulin. Les meilleurs athlètes calédoniens vont
désormais se concentrer sur la préparation des Jeux du Pacifique sud
de Suva.
Stéphanie Travers
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 Patrick Vernay a fait le bonheur des
Calédoniens en montant pour la première fois sur la plus haute
marche du podium. Il a fait preuve d’une aisance impressionnante à
vélo. Photos : Thierry Perron.
| REPÈRES
Enfin ! Voilà dix huit
ans que la Nouvelle-Calédonie n’était pas sortie
victorieuse du triathlon international de Nouméa. Depuis
la victoire d’Alain Duong lors de la première édition en
1996, les étrangers sont restés imbattables. Hier,
Patrick Vernay a donc rendu un bel hommage aux
Calédoniens.
Fidélité Patrick Anewy compte
autant de participations au triathlon international que
ce dernier compte d’éditions. Le Calédonien est le seul
compétiteur à avoir pris le départ de toutes les
courses. Ses 18 ans de fidélité méritent bien un coup de
chapeau.
Malchanceux Emmanuel Lo et Karl
Laigle ont été tous deux victimes de problèmes
mécaniques à vélo. La Calédonienne a dû abandonner en
raison d’un bris de rayon, tandis qu’une crevaison a mis
un terme à la course de Karl Laigle.
Hommage 200 bénévoles se sont
mobilisés pour l’organisation et le bon déroulement du
triathlon, hier. Police nationale et municipale,
gendarmerie, jalonneurs, arbitres, rameurs… ont encadré
les épreuves à terre et sur l’eau. Le club de plongée
Deep Blue a assuré la sécurité en bateau pour la
natation, et l’association ASO 2, sous sa tente, a pris
soin des sportifs.
300 enfants
Près de 300 jeunes ont participé au
triathlon, hier. Les enfants de 12 à 17 ans ont pris le
départ à 7h30 et ont effectué 150 m à la nage, 4 km à
vélo, et 1 km à pied. A 8h30, le second groupe des 8 -
11 ans a parcouru la moitié de ces distances. Tous ont
été récompensés, et quatre vélos ont été offerts par
tirage au sort.
ILS ONT
DIT
David
Esposito « La course était dure. Le vent a
soufflé à 20 nœuds, ce qui m’a posé des difficultés à
vélo. Heureusement, j’ai bien nagé, ce qui m’a permis de
mieux gérer la suite. En course à pied, il y a eu des
hauts et des bas. Olivier Bargibant a craqué sur la fin,
j’en ai profité pour passer devant. Je suis content car,
avec cette victoire, ma qualification pour les Jeux
devrait être assurée. »
Olivier
Bargibant « Mon ambition était de finir sur le
podium des locaux, c’est chose faite. Mais j’aurais aimé
faire une meilleure course à pied. Tout s’est bien passé
à l’entraînement, je ne sais pas pourquoi ça n’a pas
fonctionné pendant la course. J’ai eu un peu mal aux
jambes et des problèmes de souffle. Si je veux aller aux
Jeux, j’ai intérêt à m’améliorer sur cette discipline.
»
Bénédicte Meunier «
Je suis très heureuse, c’est ma première victoire sur ce
triathlon. C’était dur mais je m’attendais à pire, car
j’ai beaucoup souffert en Australie, à Mooloolaba, il y
a quelques semaines. Il faut dire que j’ai été beaucoup
encouragée. Paradoxalement, le plus difficile a été la
natation, qui est ma spécialité. Je l’ai un peu
délaissée pour me concentrer sur le vélo, et j’ai perdu
en résistance. »
Isabelle
Boyer-Moulin « J’ai perdu pas mal de temps en
natation. Depuis quinze jours, mon rythme d’entraînement
a ralenti, ce qui s’est ressenti au final. Heureusement,
j’ai réussi à réduire l’écart à vélo et en course à
pied. Maintenant, je dois retrouver la forme avant
Fidji.
»
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