Lundi 28 Avril 2003


ACTUALITE


Sports / Triathlon


NOUMÉA-CAISSE D'ÉPARGNE
Patrick Vernay s’impose enfin à Nouméa

Patrick Vernay a remporté sa première victoire à Nouméa, hier. Il a pris ainsi sa revanche sur le Néo-Zélandais Craig Watson, qui l’avait devancé l’an dernier. Près de 150 concurrents ont pris le départ de cette 18e édition du triathlon Nouméa-Caisse d’Epargne, à l’Anse-Vata.

Il la convoitait depuis onze ans. Hier, Patrick Vernay a remporté son premier triathlon international Nouméa-Caisse d’Epargne.
C’est avec un large sourire que le Calédonien a franchi la ligne d’arrivée, ovationné par les spectateurs, après 1 heure 53 min 54 sec d’efforts. Après une embrassade avec son père, Guy Vernay, il a confié son émotion.« Cette première place me tenait à cœur, je suis très content. Je remercie le public qui m’a encouragé à chacun de mes passages, j’en ai eu des frissons. »
Troisième l’an dernier derrière Craig Watson, le sociétaire de Beauvais a donc réussi à prendre sa revanche sur le Néo-Zélandais.
Sorti de l’eau peu après son concurrent principal, Patrick Vernay a immédiatement creusé l’écart à vélo, bouclant son premier tour 40 secondes devant Watson.
Le Calédonien a continué sur sa lancée. Très en forme, il a entamé le parcours de course à pied avec 1 min 30 sec d’avance. « Je savais que Watson est un coureur redoutable. Il fallait absolument que je donne le maximum à vélo. Il a commencé fort à pied, mais il a vu que je gérais bien ma course. Il s’est relâché pour assurer sa deuxième place », a-t-il expliqué.

« Vernay trop fort à vélo »

Le Néo-Zélandais a confirmé cette analyse. « Patrick a été vraiment très fort en cyclisme. Il a roulé beaucoup plus vite que l’an dernier. C’était impossible de revenir sur un écart d’une minute 30 secondes », a admis Craig Watson, dans un très bon français. « Le vent m’a posé quelques problèmes à vélo, mais je m’attendais à pire. Physiquement, je me suis senti bien, et j’ai gardé un rythme régulier sur l’ensemble de la course. Je suis satisfait et j’espère revenir l’an prochain », a-t-il conclu avec bonne humeur.
David Esposito avait toutes les raisons d’afficher lui aussi un franc sourire, hier. Papa pour la seconde fois depuis quelques jours, il s’est également retrouvé sur la première marche du podium des triathlètes locaux. Mené sur toute la course par Olivier Bargibant, il a profité d’une faiblesse de celui-ci sur le dernier tour de course à pied pour le dépasser. Il a franchi la ligne d’arrivée en 2 heures 6 min 1 sec, devant Olivier Bargibant et Thierry Lecourieux.

Cave loin devant

Les prestations féminines n’ont rien eu à envier à la beauté du spectacle offert par les hommes. L’exploit de la Britannique Leanda Cave, qui a fait cavalier seul du début à la fin de l’épreuve, a été largement applaudi.
La championne du monde en titre a terminé en 2 heures 5 min 35 sec, devant la lauréate 2001 Melissa Ashton, venue d’Australie, et la Néo-Zélandaise Evelyn Williamson. « C’est une surprise. J’ai été malade ces deux dernières semaines, et je n’ai pas trop forcé à l’entraînement. Cela m’a été bénéfique », a confié Leanda Cave. « J’ai trouvé la partie à vélo un peu difficile à cause des côtes et du vent au début, mais je me suis sentie de plus en plus forte. Je suis satisfaite de ma performance. »
Coup de chapeau également à Bénédicte Meunier, qui s’est imposée devant Isabelle Boyer-Moulin. Les meilleurs athlètes calédoniens vont désormais se concentrer sur la préparation des Jeux du Pacifique sud de Suva.

Stéphanie Travers
 



NAVIGUEZ
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Patrick Vernay a fait le bonheur des Calédoniens en montant pour la première fois sur la plus haute marche du podium. Il a fait preuve d’une aisance impressionnante à vélo. Photos : Thierry Perron.


 
REPÈRES

Enfin !
Voilà dix huit ans que la Nouvelle-Calédonie n’était pas sortie victorieuse du triathlon international de Nouméa. Depuis la victoire d’Alain Duong lors de la première édition en 1996, les étrangers sont restés imbattables. Hier, Patrick Vernay a donc rendu un bel hommage aux Calédoniens.

Fidélité
Patrick Anewy compte autant de participations au triathlon international que ce dernier compte d’éditions. Le Calédonien est le seul compétiteur à avoir pris le départ de toutes les courses. Ses 18 ans de fidélité méritent bien un coup de chapeau.

Malchanceux
Emmanuel Lo et Karl Laigle ont été tous deux victimes de problèmes mécaniques à vélo. La Calédonienne a dû abandonner en raison d’un bris de rayon, tandis qu’une crevaison a mis un terme à la course de Karl Laigle.

Hommage
200 bénévoles se sont mobilisés pour l’organisation et le bon déroulement du triathlon, hier. Police nationale et municipale, gendarmerie, jalonneurs, arbitres, rameurs… ont encadré les épreuves à terre et sur l’eau. Le club de plongée Deep Blue a assuré la sécurité en bateau pour la natation, et l’association ASO 2, sous sa tente, a pris soin des sportifs.

300 enfants
Près de 300 jeunes ont participé au triathlon, hier. Les enfants de 12 à 17 ans ont pris le départ à 7h30 et ont effectué 150 m à la nage, 4 km à vélo, et 1 km à pied. A 8h30, le second groupe des 8 - 11 ans a parcouru la moitié de ces distances. Tous ont été récompensés, et quatre vélos ont été offerts par tirage au sort.

ILS ONT DIT

David Esposito
« La course était dure. Le vent a soufflé à 20 nœuds, ce qui m’a posé des difficultés à vélo. Heureusement, j’ai bien nagé, ce qui m’a permis de mieux gérer la suite. En course à pied, il y a eu des hauts et des bas. Olivier Bargibant a craqué sur la fin, j’en ai profité pour passer devant. Je suis content car, avec cette victoire, ma qualification pour les Jeux devrait être assurée. »

Olivier Bargibant
« Mon ambition était de finir sur le podium des locaux, c’est chose faite. Mais j’aurais aimé faire une meilleure course à pied. Tout s’est bien passé à l’entraînement, je ne sais pas pourquoi ça n’a pas fonctionné pendant la course. J’ai eu un peu mal aux jambes et des problèmes de souffle. Si je veux aller aux Jeux, j’ai intérêt à m’améliorer sur cette discipline. »

Bénédicte Meunier
« Je suis très heureuse, c’est ma première victoire sur ce triathlon. C’était dur mais je m’attendais à pire, car j’ai beaucoup souffert en Australie, à Mooloolaba, il y a quelques semaines. Il faut dire que j’ai été beaucoup encouragée. Paradoxalement, le plus difficile a été la natation, qui est ma spécialité. Je l’ai un peu délaissée pour me concentrer sur le vélo, et j’ai perdu en résistance. »

Isabelle Boyer-Moulin
« J’ai perdu pas mal de temps en natation. Depuis quinze jours, mon rythme d’entraînement a ralenti, ce qui s’est ressenti au final. Heureusement, j’ai réussi à réduire l’écart à vélo et en course à pied. Maintenant, je dois retrouver la forme avant Fidji. »


 




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