Sports : Triathlon
mercredi 4 avril 2001
 
          
Le Lycée Lapérouse joue la carte du triathlon
Ils sont neuf élèves, encadrés par leur professeur d'EPS Eric Becker, à concilier sport et études.

Au même titre que le football au lycée Jules-Garnier, le triathlon a désormais droit de cité en milieu scolaire. Une nouveauté sur le Territoire qui a vu le jour au lycée Lapérouse.
« Il y avait une demande de la part de certains élèves et nous avions un enseignant capable de les encadrer, en la personne d'Eric Becker, » explique Mme Michele Singla, la proviseur du lycée Lapérouse.
« Nous avons donc franchi le pas, d'autant que nous avons le soutien de l'éducation nationale, de la direction de la Jeunesse et des Sports et de la ligue de triathlon. »
Cette section sportive, si l'expérience s'avère concluante, pourrait déboucher dans les années à venir, sur une option triathlon au Baccalauréat.
« Cette année, nous avons reçu quinze demandes et nous en avons retenues neuf, en tenant compte des résultats scolaires et des aptitudes pour la discipline... », souligne Eric Becker, qui est aussi le responsable du centre territorial d'entraînement de la Ligue (CTE).

Trois heures de plus par semaine

Pour s'adonner à leur discipline préférée, qui connaît un essor certain en Nouvelle-Calédonie, les heureux élus bénéficient de trois heures d'entraînement hebdomadaire qui viennent s'ajouter aux deux heures d'EPS pratiquées régulièrement.
Au programme : natation le lundi à la piscine du Ouen-Toro. Vélo ou course à pied, le vendredi après-midi à Magenta. « Il faut souligner les efforts faits par le lycée pour que tous les élèves puissent être libres au même moment. Il y a même un bus qui les conduit gratuitement à la piscine, le lundi matin, et qui les ramène au lycée pour les cours de l'après-midi », ajoute Eric Becker.
Entre les cours de mathématiques, de science, d'anglais..., Emmanuelle Lo et Laurence Komornicki, qui font déjà partie de l'élite territoriale, trouvent encore la motivation pour parfaire leur condition dans un sport qui demande de nombreux sacrifices.

Des objectifs différents

Leurs objectifs sont bien sûr différents de ceux de Romain Gustin qui, lui, s'est lancé dans l'aventure, seulement l'année dernière. « Je voulais absolument intégrer cette classe afin de progresser plus vite. Pour le moment, j'en fais pour le plaisir mais, plus tard, j'aimerais m'orienter vers la compétition, », reconnaît Romain, actuellement en seconde.
La cadette Laurence Grangeon (16 ans), qui fait souvent parler d'elle lors des compétitions de natation et de course à pied, espère elle aussi se lancer bientôt dans le grand bain. « Je nage presque tous les soirs au sein de mon club et cette section présente une belle opportunité pour me lancer dans le triathlon », avoue l'élève de Terminal Scientifique. « Je vais d'abord tenter de m'améliorer à vélo avant de participer à des épreuves. Mais, il faut également que je me concentre sur le Bac que je vais passer à la fin de l'année », précise Laurence.
Pour Jonathan Clauwaert, âgé de 17 ans, « cette section est l'occasion rêvée pour se perfectionner. Je fais du triathlon depuis trois ans mais je me suis arrêté une année complète. C'est un bon moyen de m'y remettre à fond », confie Jonathan qui avoue parfois « être un peu fatigué en classe, surtout le lundi après-midi. »
Il faut dire qu'après avoir nagé plusieurs kilomètres en piscine, il a juste le temps d'avaler un sandwich avant de reprendre les cours. « Mais, quand on aime, on ne compte pas... », conclut-il, avec le sourire.

 

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