Au même titre que le football au lycée Jules-Garnier, le triathlon
a désormais droit de cité en milieu scolaire. Une nouveauté sur le
Territoire qui a vu le jour au lycée Lapérouse.
« Il y avait une demande de la part de certains élèves et nous
avions un enseignant capable de les encadrer, en la personne d'Eric
Becker, » explique Mme Michele Singla, la proviseur du lycée
Lapérouse.
« Nous avons donc franchi le pas, d'autant que nous avons le
soutien de l'éducation nationale, de la direction de la Jeunesse et
des Sports et de la ligue de triathlon. »
Cette section sportive, si l'expérience s'avère concluante,
pourrait déboucher dans les années à venir, sur une option triathlon
au Baccalauréat.
« Cette année, nous avons reçu quinze demandes et nous en avons
retenues neuf, en tenant compte des résultats scolaires et des
aptitudes pour la discipline... », souligne Eric Becker, qui est
aussi le responsable du centre territorial d'entraînement de la
Ligue (CTE).
Trois heures de plus par semaine
Pour s'adonner à leur discipline préférée, qui connaît un essor
certain en Nouvelle-Calédonie, les heureux élus bénéficient de trois
heures d'entraînement hebdomadaire qui viennent s'ajouter aux deux
heures d'EPS pratiquées régulièrement.
Au programme : natation le lundi à la piscine du Ouen-Toro. Vélo
ou course à pied, le vendredi après-midi à Magenta. « Il faut
souligner les efforts faits par le lycée pour que tous les élèves
puissent être libres au même moment. Il y a même un bus qui les
conduit gratuitement à la piscine, le lundi matin, et qui les ramène
au lycée pour les cours de l'après-midi », ajoute Eric
Becker.
Entre les cours de mathématiques, de science, d'anglais...,
Emmanuelle Lo et Laurence Komornicki, qui font déjà partie de
l'élite territoriale, trouvent encore la motivation pour parfaire
leur condition dans un sport qui demande de nombreux
sacrifices.
Des objectifs différents
Leurs objectifs sont bien sûr différents de ceux de Romain Gustin
qui, lui, s'est lancé dans l'aventure, seulement l'année dernière. «
Je voulais absolument intégrer cette classe afin de progresser plus
vite. Pour le moment, j'en fais pour le plaisir mais, plus tard,
j'aimerais m'orienter vers la compétition, », reconnaît Romain,
actuellement en seconde.
La cadette Laurence Grangeon (16 ans), qui fait souvent parler
d'elle lors des compétitions de natation et de course à pied, espère
elle aussi se lancer bientôt dans le grand bain. « Je nage presque
tous les soirs au sein de mon club et cette section présente une
belle opportunité pour me lancer dans le triathlon », avoue l'élève
de Terminal Scientifique. « Je vais d'abord tenter de m'améliorer à
vélo avant de participer à des épreuves. Mais, il faut également que
je me concentre sur le Bac que je vais passer à la fin de l'année »,
précise Laurence.
Pour Jonathan Clauwaert, âgé de 17 ans, « cette section est
l'occasion rêvée pour se perfectionner. Je fais du triathlon depuis
trois ans mais je me suis arrêté une année complète. C'est un bon
moyen de m'y remettre à fond », confie Jonathan qui avoue parfois «
être un peu fatigué en classe, surtout le lundi après-midi.
»
Il faut dire qu'après avoir nagé plusieurs kilomètres en piscine,
il a juste le temps d'avaler un sandwich avant de reprendre les
cours. « Mais, quand on aime, on ne compte pas... », conclut-il,
avec le sourire.
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