Mais qu'est-ce qui fait encore courir Papilonio Fisiimoli, alias «
Papi » dans le milieu du triathlon ? A l'âge où beaucoup ont remisé
leur « matos » au placard, rien ne semble devoir arrêter cet ancien
cycliste dans sa quête d'un plaisir sans cesse renouvelé.
A 30 ans, « Papi » décide de se détourner de la compétition. Pour
autant, il n'en poursuit pas moins régulièrement ses sorties à vélo,
qu'il alterne avec le footing... pour le plaisir. Déjà !
Vient le début des années 80 et la découverte d'une activité
nouvelle sur le Territoire : le triathlon. A l'initiative du
COTRINC, les compétitions se multiplient, les triathlètes
aussi.
« Papi » observe cette évolution d'un oeil envieux. Le triathlon
interntiaonal, concocté par « Dédé » Bargibant, finit de le
convaincre, il se « jette à l'eau ». Expression qui prend toute sa
valeur car notre ancien cycliste nage comme... un sac de
plomb.
La natation à 40 ans
Qu'importe, la tentation est trop forte. A 40 ans, il apprend à
nager et rejoint le peloton local au sein duquel il montre de
réelles aptitudes. Les résultats aidant, il se pique au jeu et
s'aperçoit que son organisme s'adapte mieux aux distances plus
longues.
C'est ainsi qu'après seulement trois ans de pratique il s'inscrit
au célèbre triathlon de Nice. A l'arrivée il n'en croit pas ses yeux
: il termine 4e de la catégorie des 45/49 ans.
Une « Perf référence ». En effet, cinq ans plus tard (en 1988) il
formule son désir de participer au « must » des Ironman : Hawaï,
support du championnat du monde. Non retenu par la fédération
française, il convainc les organisateurs de le laisser s'engager à
titre individuel en s'appuyant sur le résultat de l'épreuve
française. Résultat : le premier Calédonien à participer à cette
compétition mythique termine 6e des 45/49 ans. Un authentique
exploit sur lequel « Papi » Fisiimoli va se reposer durant plusieurs
années.
Lever 4 heures
Il choisit l'heure de la retraite professionnelle pour sortir
d'une semi... retraite sportive. Et il enchaîne avec bonheur :
Forster 2 000 (3e des 55/59 ans) qui lui vaut d'être qualifié pour
Hawaï 2001. Ensuite c'est Taupo début mars qu'il remporte dans le
temps honorable de 10 h 44 min 54.
De quoi lui donner des ailes et, surtout, l'inciter à se lever
chaque jour à 4 heures pour effectuer un programme d'aucuns
qualifieraient de démentiel et qui l'amène soit à enfourcher son
vélo jusqu'à 14 heures, soit à parcourir de 25 à 35 kilomètres en
course à pied, soit à effectuer un entraînement de natation sur 3 à
5 kilomètres.
Et lorsque le « besoin » s'en fait sentir, il enchaîne : 3 km à la
nage, 120 km de vélo et termine sa « ballade » avec un
semi-marathon. Un entraînement qui devrait, le 6 octobre prochain,
le mener sur l'une des marches du podium d'Hawaï au terme de 3,8 km
de natation, 180 km de vélo et 42,195 de course à pied (un
marathon).
Il s'agit du moins d'un souhait qui, à l'évidence, le comblerait
de... plaisir.
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