Sports : Triathlon
vendredi 23 mars 2001
 
          

« Papi » à l'Ironman de Nouvelle-Zélande, qu'il a remporté dans la catégorie des 55/59 ans. C'était au début du mois. « Papi » à l'Ironman de Nouvelle-Zélande, qu'il a remporté dans la catégorie des 55/59 ans. C'était au début du mois.
 
Hawaï : au bon plaisir de « Papi »
Bon pied, bon oeil, à 57 ans « Papi » Fisiimoli va une nouvelle fois axer sa saison sur l'Ironman d'Hawaï où se déroulera, le 6 octobre prochain, le championnat du monde de la spécialité.

Mais qu'est-ce qui fait encore courir Papilonio Fisiimoli, alias « Papi » dans le milieu du triathlon ? A l'âge où beaucoup ont remisé leur « matos » au placard, rien ne semble devoir arrêter cet ancien cycliste dans sa quête d'un plaisir sans cesse renouvelé.
A 30 ans, « Papi » décide de se détourner de la compétition. Pour autant, il n'en poursuit pas moins régulièrement ses sorties à vélo, qu'il alterne avec le footing... pour le plaisir. Déjà !
Vient le début des années 80 et la découverte d'une activité nouvelle sur le Territoire : le triathlon. A l'initiative du COTRINC, les compétitions se multiplient, les triathlètes aussi.
« Papi » observe cette évolution d'un oeil envieux. Le triathlon interntiaonal, concocté par « Dédé » Bargibant, finit de le convaincre, il se « jette à l'eau ». Expression qui prend toute sa valeur car notre ancien cycliste nage comme... un sac de plomb.

La natation à 40 ans

Qu'importe, la tentation est trop forte. A 40 ans, il apprend à nager et rejoint le peloton local au sein duquel il montre de réelles aptitudes. Les résultats aidant, il se pique au jeu et s'aperçoit que son organisme s'adapte mieux aux distances plus longues.
C'est ainsi qu'après seulement trois ans de pratique il s'inscrit au célèbre triathlon de Nice. A l'arrivée il n'en croit pas ses yeux : il termine 4e de la catégorie des 45/49 ans.
Une « Perf référence ». En effet, cinq ans plus tard (en 1988) il formule son désir de participer au « must » des Ironman : Hawaï, support du championnat du monde. Non retenu par la fédération française, il convainc les organisateurs de le laisser s'engager à titre individuel en s'appuyant sur le résultat de l'épreuve française. Résultat : le premier Calédonien à participer à cette compétition mythique termine 6e des 45/49 ans. Un authentique exploit sur lequel « Papi » Fisiimoli va se reposer durant plusieurs années.

Lever 4 heures

Il choisit l'heure de la retraite professionnelle pour sortir d'une semi... retraite sportive. Et il enchaîne avec bonheur : Forster 2 000 (3e des 55/59 ans) qui lui vaut d'être qualifié pour Hawaï 2001. Ensuite c'est Taupo début mars qu'il remporte dans le temps honorable de 10 h 44 min 54.
De quoi lui donner des ailes et, surtout, l'inciter à se lever chaque jour à 4 heures pour effectuer un programme d'aucuns qualifieraient de démentiel et qui l'amène soit à enfourcher son vélo jusqu'à 14 heures, soit à parcourir de 25 à 35 kilomètres en course à pied, soit à effectuer un entraînement de natation sur 3 à 5 kilomètres.
Et lorsque le « besoin » s'en fait sentir, il enchaîne : 3 km à la nage, 120 km de vélo et termine sa « ballade » avec un semi-marathon. Un entraînement qui devrait, le 6 octobre prochain, le mener sur l'une des marches du podium d'Hawaï au terme de 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,195 de course à pied (un marathon).
Il s'agit du moins d'un souhait qui, à l'évidence, le comblerait de... plaisir.

 
Raymond Busnel
raymond.busnel@lnc.nc
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