| NOUVELLE-CALEDONIE : Sports | jeudi 20 mai 1999 |
Guy Vernay, président de la Ligue de
triathlon. |
L'occasion pour Guy Vernay, président de la ligue de
faire le point sur le déroulement de la compétition à Guam, en fonction
des nouvelles règles.
Les Nouvelles Calédoniennes : Comment se présentent les
Jeux cette année ?
Guy Vernay : "Avec des nouveautés. Nous nous trouvons
face à deux éléments inconnus que sont le drafting autorisé et les courses
séparées hommes et femmes. Il va falloir gérer cela efficacement. Nous en
avons fait l'expérience à Dumbéa en tolérant le drafting et en
encourageant nos athlètes à le pratiquer."
L.N.C : De ce fait, quels sont vos objectifs ?
"Notre objectif serait de faire aussi bien qu'à Tahiti,
soit le triplé chez les hommes avec une médaille d'or par équipes, et la
médaille d'argent chez les dames."
L.N.C. : Qu'est-ce qui va changer avec le drafting
?
G.V. : "Devant cette nouvelle donne, l'action collective
sera primordiale pour remporter la victoire. Il faut donc que les
triathlètes fassent preuve d'abnégation. L'équipe peut gagner grâce au
coéquipier et non plus par rapport à une performance individuelle. Ils
devront absolument avoir une confiance absolue les uns envers les
autres."
L.N.C : Parlez-nous de la préparation de la sélection
?
G.V. : "Elle s'effectue sous la houlette d'Eric Becker,
responsable du centre d'entraînement. Les regroupements ont lieu trois
fois par semaine et ce, jusqu'au départ des Jeux. A cela vient d'ajouter
la préparation individuelle de chacun des athlètes en fonction de leurs
occupations professionnelles. Tout se passe dans de bonnes conditions et
on espère que cela portera ses fruits."
L.N.C : Comment se présente l'équipe masculine ?
G.V. : "Notre déplacement en Australie a prouvé que cette
équipe est homogène. Les triathlètes s'entendent bien et ont la
possibilité d'oeuvrer pour la tirer vers le haut. Nous avons un trio sur
lequel on peut vraiment compter, avec Yvan Philizot, Thierry Lecourieux et
Patrick Anewy. En soutien, Nous pourrons compter sur Axel Lux qui a une
faiblesse en course à pied et David Esposito qui possède une forte
compétence en vélo. Ces éléments apporteront leur contribution pour que
l'équipe se situe au mieux dans la compétition."
L.N.C. : On peut considérer que ce sont les meilleurs qui
partent ?
G.V. : "Tout à fait. En l'absence de Patrick Vernay, il
est certain qu'au niveau de l'attribution de la cinquième place, on aurait
pu discuter longtemps sur le "pourquoi lui et pas un autre". Mais pour
nous, c'est la meilleure sélection possible, au regard des résultats
enregistrés depuis l'an passé."
L.N.C : Vous partez confiant ?
G.V. : "Oui, avec toutefois un point d'interrogation
important pour les féminines. Nous ne connaissons pas du tout l'opposition
que nous allons rencontrer. Cette année on nous demande au classement par
équipes, en plus des trois garçons, une seconde fille et là nous comptons
beaucoup sur leurs classements individuels pour pouvoir apporter l'élément
indispensable à l'obtention d'une médaille."
L.N.C : Quels seront les principaux adversaires des
garçons ?
G.V. "C'est également l'inconnu le plus total. Les
Tahitiens ne devraient pas poser nous poser trop de problèmes. En
revanche, nous avons vu au triathlon de Nouméa un très bon élément des
Mariannes et trois garçons de Norfolk qui pourraient être inquiétants,
s'ils sont là. Mais nous n'avons pas encore la liste des engagés afin
d'avoir des éléments d'appréciations sur chaque individu. Il y a 4 ans,
nous avions craint les Américains et finalement nous n'avons pas eu les
oppositions présentées. Nous les avions surpassées. Espérons que nous
ferons de même cette année." |